Intelligence artificielle et transhumanisme : vers une redéfinition de l’humain ?

Le transhumanisme est une contestation de la conception classique de l’humain, puisqu’il fait de celui-ci un être de technique et sans essence propre, donc potentiellement sans limites. C’est dans ce cadre d’une redéfinition de l’humain que la question de l’intelligence artificielle doit être posée, ce que nous faisons en en présentant les principaux enjeux. Les progrès des programmes informatiques conduiront-ils à une intelligence artificielle générale et forte supérieure à l’intelligence humaine ? Et si oui, celle-ci sera-t-elle bénéfique ou dangereuse ? Sera-t-elle pour l’humanité comme un nouveau Dieu ?

Pour une théologie de la reconnaissance

Charismes et institution font-ils bon ménage ? Cette contribution cherche réponse en traversant quelques épîtres pauliniennes. D’abord l’épître aux Galates, pour relire les fondements de l’argumentation paulinienne en matière de service. Puis la première aux Corinthiens, pour penser la réalité nouvelle qui règne sur l’organisation de la communauté. Enfin l’épître aux Éphésiens, pour réfléchir avec les successeurs de Paul à la dimension cosmologique de l’œuvre commune des serviteurs. Cette traversée scripturaire met au jour une théologie de la reconnaissance : la reconnaissance des charismes que Dieu a gracieusement prodigués à chacune et chacun en vue de prendre efficacement ses responsabilités de croyant dans le monde.

Langage, discours, parole. Rigueur philosophique et ressources bibliques

Est-il possible de chercher un accord – sans concordisme – entre la rigueur du discours philosophique et la ferveur de la parole biblique ? Voilà qui suppose d’abord une raison qui abandonne ses prétentions magistrales pour se laisser ouvrir à l’écoute de ce qui la provoque et la relance. Mais cela exige également une herméneutique des Écritures qui n’y cherche pas un croire-savoir, mais la transmission historique d’expérience(s) dont l’envoi et l’élan sont toujours à reprendre en responsabilité sensée. Entre la discursivité des Dits (et dédits) raisonnables et l’inspiration du Dire prophétique, une relation respectueuse de l’altérité pourrait dès lors donner lieu à une intensification réciproque réveillant et aiguisant en chacune de ces deux orientations le meilleur et le plus légitime de sa visée signifiante.