{"id":1405,"date":"2013-10-28T14:56:29","date_gmt":"2013-10-28T13:56:29","guid":{"rendered":"http:\/\/dev.revue-rsr.com\/?p=1405"},"modified":"2024-09-24T06:58:33","modified_gmt":"2024-09-24T05:58:33","slug":"editorial-3","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dev.centtreize.com\/rsr\/edito\/editorial-3\/","title":{"rendered":"Editorial 89\/3 2001"},"content":{"rendered":"<p>L&rsquo;intitul\u00e9 du dossier qu&rsquo;offre ce num\u00e9ro des RSR para\u00eet relever d&rsquo;abord de la banalit\u00e9. Comme \u00e9criture pr\u00e9cis\u00e9ment, la Bible n&rsquo;est-elle pas \u00e0 l&rsquo;\u00e9vidence litt\u00e9rature, m\u00eame si, selon diverses motivations, on la place d&rsquo;abord sous le signe de l&rsquo;oralit\u00e9&nbsp;? Livres et genres litt\u00e9raires dans leur diversit\u00e9 disent pourtant et largement que la Bible est bien une litt\u00e9rature, celle d&rsquo;un peuple et d&rsquo;une religion qui, dans leur particularit\u00e9, peuvent s&rsquo;inscrire, soit historiquement soit esth\u00e9tiquement, dans le patrimoine de l&rsquo;humanit\u00e9.<br \/>\nMais la Bible est surtout re\u00e7ue comme un livre&nbsp;\u201c sacr\u00e9&nbsp;\u201d qui, \u00e0 ce titre, r\u00e9pond d&rsquo;abord non \u00e0 l&rsquo;appel du plaisir ou du d\u00e9sir de culture, mais aux besoins et n\u00e9cessit\u00e9s d&rsquo;une foi religieuse, qu&rsquo;elle soit juive ou chr\u00e9tienne. Qu&rsquo;elle ait \u00e9t\u00e9 unifi\u00e9e puis&nbsp;\u201c canonis\u00e9e&nbsp;\u201d dans le contexte juif, qu&rsquo;elle ait \u00e9t\u00e9&nbsp;\u201c re\u00e7ue&nbsp;\u201d dans le contexte chr\u00e9tien, les ensembles qui la constituent le sont d&rsquo;abord et principalement au nom de ces exigences de foi. D\u00e8s lors, au service d&rsquo;une pratique l\u00e9galiste et d&rsquo;une intelligence historique, sa dimension litt\u00e9raire ne serait qu&rsquo;externe, accidentelle, ou tout au plus confirmation apologisante de sa sacralit\u00e9 et de sa fonctionnalit\u00e9.<br \/>\nPourtant \u00e0 Babylone les ge\u00f4liers d&rsquo;Isra\u00ebl semblaient appr\u00e9cier de fa\u00e7on tr\u00e8s profane la beaut\u00e9 de ses cantiques (Ps 137,3); et le vieil Ez\u00e9chiel se plaignait de ce que ses auditeurs, au lieu d&rsquo;entendre ses appels \u00e0 la conversion entendait&nbsp;\u201c comme un chant d&rsquo;amour, agr\u00e9ablement chant\u00e9&nbsp;\u201d (Ez 33,32).<br \/>\nLa litt\u00e9rature, l&rsquo;appr\u00e9ciation litt\u00e9raire, feraient-elles courir un risque \u00e0 la Bible&nbsp;?<br \/>\nSi risque il y a, il ne fut pas toujours. Entre le m\u00e9pris de Celse parlant au IIe si\u00e8cle de&nbsp;\u201c litt\u00e9rature de gardiens de ch\u00e8vres&nbsp;\u201d, et le rejet premier du jeune Augustin au IVe si\u00e8cle, les commencements chr\u00e9tiens ne furent pas exclusivement admiratifs de cette litt\u00e9rature venue de l&rsquo;Orient m\u00e9diterran\u00e9en. Et m\u00eame si progressivement la Bible s&rsquo;imposerait comme&nbsp;\u201c le grand code de l&rsquo;art&nbsp;\u201d (W. Blake) \u00e0 un Occident qui y trouverait pr\u00e9texte \u00e0 ses plus grands chefs-d&rsquo;\u0153uvre tant plastiques que musicaux, le surgissement au XVIIe si\u00e8cle d&rsquo;une ex\u00e9g\u00e8se dite critique, pr\u00e9occup\u00e9e avant tout d&rsquo;exactitude textuelle, d&rsquo;historicit\u00e9 et de genres litt\u00e9raires, ram\u00e8nerait quelque doute dans la confiance et l&rsquo;admiration.<br \/>\nLes&nbsp;\u201c \u00e9crivains&nbsp;\u201d bibliques seraient-ils vou\u00e9s \u00e0 la n\u00e9gligence sinon au m\u00e9pris&nbsp;? Et la Bible ne serait-elle pas l&rsquo;\u0153uvre d&rsquo;auteurs authentiques d\u00e9sirant produire des effets d&rsquo;\u00e9criture, et pas seulement stocker ce qu&rsquo;une insaisissable oralit\u00e9 aurait v\u00e9hicul\u00e9&nbsp;?<br \/>\nIl faut dire que les trois derniers si\u00e8cles \u00e9coul\u00e9s, en suite de la double crise de la lecture de la Bible aux XVIe et XVIIe si\u00e8cles, ont d\u00fb le plus souvent parer au plus press\u00e9 en se concentrant sur la qualit\u00e9 des manuscrits et des textes, sur les questions d&rsquo;historicit\u00e9, de traditions, de sources et de documents. Et l&rsquo;on sait suffisamment la f\u00e9condit\u00e9 de ces si\u00e8cles pour ne pas insister sur leurs apports.<br \/>\nMais si la recherche se poursuit, car on n&rsquo;en aura jamais fini avec les questions que pose le texte, n&rsquo;est-il pas temps de revenir \u00e0 ce texte comme \u00e9criture, c&rsquo;est-\u00e0-dire comme \u0153uvre consciente d&rsquo;expression afin de toucher la sensibilit\u00e9, passage oblig\u00e9, si l&rsquo;on peut dire, vers l&rsquo;intelligence comme vers la conscience religieuse&nbsp;? Ou ne s&rsquo;agit-il que de rechercher la beaut\u00e9 dans une sorte de qu\u00eate d&rsquo;esth\u00e9tique, voire de sensualit\u00e9&nbsp;?\u00a0\u00a0&nbsp;\u00a0Vers quoi faut-il pencher l&rsquo;oreille&nbsp;? Vers un simple air de cithare pour en go\u00fbter la qualit\u00e9&nbsp;?<br \/>\nC&rsquo;est de tout autre chose qu&rsquo;il s&rsquo;agit&nbsp;: de r\u00e9soudre l&rsquo;\u00e9nigme elle-m\u00eame, celle qui se concr\u00e9tise dans les jours de malheur comme dans la m\u00e9chancet\u00e9 humaine.<br \/>\nAinsi a po\u00e9tis\u00e9 l&rsquo;auteur du Psaume 40, engageant, \u00e0 l&rsquo;instar d&rsquo;Ez\u00e9chiel, la gratuit\u00e9 de son propre talent au service des exigences et n\u00e9cessit\u00e9s d&rsquo;une cause qui, tout \u00e0 coup, s&rsquo;av\u00e9rait digne de beaut\u00e9, c&rsquo;est-\u00e0-dire de litt\u00e9rature.<br \/>\nIl est donc temps, en ce d\u00e9but du XXIe si\u00e8cle, de revenir ou de venir \u00e0 cette&nbsp;\u201c litt\u00e9rature&nbsp;\u201d qu&rsquo;est la Bible, non point par fatigue ou lassitude apr\u00e8s tant de travaux critiques, mais par honn\u00eatet\u00e9 envers le texte m\u00eame et l&rsquo;\u00e9poque qui le d\u00e9couvre encore.<br \/>\nOr, depuis une vingtaine d&rsquo;ann\u00e9es, dans le monde des ex\u00e9g\u00e8tes comme dans celui des critiques litt\u00e9raires, une sorte de r\u00e9volution s&rsquo;est accomplie. Chez les premiers, elle a pu \u00eatre favoris\u00e9e par une sensibilit\u00e9 nouvelle aux grandes unit\u00e9s, aux synth\u00e8ses plus ou moins tardives des livres ou des ensembles de livres&nbsp;; chez les seconds, sous l&rsquo;impulsion de critiques litt\u00e9raires comme Northrop Frye, elle a tenu, en Am\u00e9rique du Nord notamment, au souci des sources de l&rsquo;art et en particulier de la litt\u00e9rature. Et m\u00eame s&rsquo;il n&rsquo;y a pas l\u00e0 radicale nouveaut\u00e9, il y a en tout cas une attention nouvelle, une sensibilit\u00e9 renforc\u00e9e qui font surgir autrement le texte et le rendent \u00e0 des lecteurs qui ne pourront qu&rsquo;en mieux percevoir les diff\u00e9rentes virtualit\u00e9s, que leurs attentes soient de type profane, comme on dit, ou qu&rsquo;elles demeurent religieuses ou spirituelles.<\/p>\n<p>Les articles de ce premier num\u00e9ro sur&nbsp;\u201c Bible et Litt\u00e9rature&nbsp;\u201d, sans pr\u00e9tendre \u00e0 l&rsquo;exhaustivit\u00e9, disent&nbsp;\u201c l&rsquo;\u00e9preuve du lecteur&nbsp;\u201d soumis \u00e0 une autre approche du texte puisqu&rsquo;il ne s&rsquo;agit pas moins, ainsi que l&rsquo;exige l&rsquo;\u00e9crivain Fr\u00e9d\u00e9ric Boyer, d&rsquo;atteindre&nbsp;\u201c l&rsquo;originalit\u00e9, voire l&rsquo;\u00e9tranget\u00e9, du texte biblique, son statut de texte \u00e0 \u00e9nigme&nbsp;\u201d. Et il ne s&rsquo;agit pas moins non plus que de s&rsquo;interroger&nbsp;\u201c sur le travail du langage po\u00e9tique, litt\u00e9raire, \u00e0 l&rsquo;\u0153uvre dans la proposition de sens du texte biblique&nbsp;\u201d.<br \/>\nParadoxalement, en effet, les contributions de ce dossier vont jouer autour de la question du sens, de l&rsquo;&nbsp;\u201c importance&nbsp;\u201d v\u00e9ritablement existentielle qu&rsquo;il y a dans l&rsquo;approche litt\u00e9raire de la Bible. Et les&nbsp;\u201c applications&nbsp;\u201d que nous voudrions pr\u00e9senter dans un prochain n\u00b0, devraient le confirmer.<br \/>\nCe probl\u00e8me du sens, en conjonction de la superbe qualit\u00e9 d&rsquo;une \u00e9criture, sera concr\u00e8tement soulev\u00e9 par les n\u00e9cessit\u00e9s de traduction qui marqu\u00e8rent le XVIe si\u00e8cle des R\u00e9formes. En s&rsquo;attardant sur la traduction de la Bible en fran\u00e7ais de S\u00e9bastien Ch\u00e2teillon, sur ses attendus et ses effets d&rsquo;\u00e9criture, Jacques Roubaud rappelle comment le respect du texte et le respect du lecteur vont de pair dans une v\u00e9ritable cr\u00e9ation litt\u00e9raire qui fait de cette traduction un chef-d&rsquo;\u0153uvre du fran\u00e7ais, m\u00eame si elle a \u00e9t\u00e9 quelque peu oubli\u00e9e.<br \/>\nDeux articles ensuite, d&rsquo;Anne P\u00e9nicaud et de Robert Alter, nous font entrer dans le domaine des th\u00e9ories et des m\u00e9thodes d&rsquo;analyse litt\u00e9raire. Si la s\u00e9miotique n&rsquo;est pas n\u00e9e dans le champ des \u00e9tudes bibliques, on peut dire que depuis une trentaine d&rsquo;ann\u00e9es elle l&rsquo;a en quelque sorte rattrap\u00e9. Son ambition nous a paru correspondre \u00e0 l&rsquo;esprit de ce dossier dans le souci particulier de la dimension litt\u00e9raire qui la caract\u00e9rise comme m\u00e9thode d&rsquo;analyse. Or,&nbsp;\u201c en s&rsquo;int\u00e9ressant \u00e0 la Bible&nbsp;\u201d, la s\u00e9miotique d\u00e9sirait&nbsp;\u201c porter la rigueur dans le territoire jusque l\u00e0 le plus r\u00e9fractaire \u00e0 une approche scientifique&nbsp;: la Bible consid\u00e9r\u00e9e exclusivement dans sa dimension litt\u00e9raire, la Bible en tant que&nbsp;\u2018texte seul&rsquo;&nbsp;\u201d.<br \/>\nParall\u00e8lement en quelque sorte, l&rsquo;article de Robert Alter, dans le cadre de ce dossier, fait paradoxe.<br \/>\nS&rsquo;affichant comme une critique frontale des th\u00e8ses de Northrop Frye en mati\u00e8re de litt\u00e9rature comme de Bible, le professeur de Berkeley, lui-m\u00eame fortement engag\u00e9 dans l&rsquo;approche litt\u00e9raire de la Bible, rappelle explicitement l&rsquo;intentionnalit\u00e9 majeure de l&rsquo;\u00e9criture biblique telle que la per\u00e7oit le&nbsp;\u201c regard&nbsp;\u201d du lecteur. Reprochant \u00e0 l&rsquo;auteur du Grand Code de ne pas saisir l&rsquo;\u00e9laboration m\u00e9taphorique qu&rsquo;il se contente de constater ou d&rsquo;affirmer, R. Alter rappelle que la vision que Frye a de&nbsp;\u201c la litt\u00e9rature et de la litt\u00e9rature de la Bible\u2026 va \u00e0 l&rsquo;encontre de la nature m\u00eame de toute l&rsquo;entreprise litt\u00e9raire de la Bible, qui tend \u00e0 distinguer strictement l&rsquo;histoire et la r\u00e9alisation des possibles de l&rsquo;humanit\u00e9, en mettant fortement l&rsquo;accent sur leur v\u00e9ritable d\u00e9roulement.&nbsp;\u201d Car&nbsp;\u201c notre regard&nbsp;\u201d se portant&nbsp;\u201c constamment sur les \u00e9v\u00e9nements&nbsp;\u201d, en per\u00e7oit la&nbsp;\u201c port\u00e9e morale, politique ou d&rsquo;\u00e9vidence dans l&rsquo;articulation complexe du r\u00e9cit&nbsp;\u201d.<br \/>\nOn se souviendra ici du fameux chapitre qui ouvre Mim\u00e9sis d&rsquo;E. Auerbach, sur&nbsp;\u201c la cicatrice d&rsquo;Ulysse&nbsp;\u201d. Sans s&rsquo;engager sur les probl\u00e8mes d&rsquo;historicit\u00e9 et s&rsquo;en tenant aux seuls effets litt\u00e9raires, Auerbach, comparant la sc\u00e8ne du&nbsp;\u201c sacrifice d&rsquo;Abraham&nbsp;\u201d \u00e0 celle de la reconnaissance d&rsquo;Ulysse par sa vieille nourrice, montre comment la grande \u00e9conomie de moyens du premier r\u00e9cit tient aux exigences d&rsquo;une qu\u00eate de sens qu&rsquo;ignore le second pris par le seul souci du plaisir du lecteur. Les effets d&rsquo;\u00e9criture, aussi manifestes dans l&rsquo;un et l&rsquo;autre cas, se distinguent pr\u00e9cis\u00e9ment sur cette question de sens.<br \/>\nOn touchera dans ce dossier \u00e0 des enjeux qui emp\u00eachent de r\u00e9duire le propos au simple retour \u00e0 une dimension n\u00e9glig\u00e9e du texte biblique. On s&rsquo;apercevra vite que le rapport entre Bible et litt\u00e9rature n&rsquo;est pas simple, m\u00eame si depuis Richard Simon, au XVIIe si\u00e8cle, la revendication du&nbsp;\u201c texte seul&nbsp;\u201d a constitu\u00e9 la base de toute critique, m\u00eame si la dimension historique parut d&rsquo;abord l&#8217;emporter.<br \/>\nAutrement dit, l&rsquo;ouverture de ce dossier est aussi l&rsquo;ouverture \u00e0 une question qui est au c\u0153ur de toute r\u00e9ception de la Bible. Dans le cadre d&rsquo;une religion qui repose sur le principe d&rsquo;Incarnation et pour laquelle le rapport \u00e0 l&rsquo;histoire est fondamental, comme dans une culture qui ne peut ignorer les sources et provocations de l&rsquo;\u00e9criture biblique, cette question ne peut longtemps ou toujours \u00eatre ignor\u00e9e. Pour Robert Alter elle fait en quelque sorte ligne de partage entre r\u00e9cepteurs du texte biblique, partage dont l&rsquo;enjeu est rien moins que la question du sens dans sa dimension existentielle. Que la Bible soit une vraie litt\u00e9rature ne peut que confirmer cet enjeu.<\/p>\n<p>Ind\u00e9pendamment, nous proposons un article sur&nbsp;\u201cl&rsquo;Evangile de la folie\u00a0 sainte&nbsp;\u201d. \u0152uvre d&rsquo;un chercheur en un domaine peu \u00e9tudi\u00e9 tant il para\u00eet suspect \u00e0 nos soci\u00e9t\u00e9s qui ont tent\u00e9 de scientifiser au maximum l&rsquo;angoissant domaine de ce qu&rsquo;on appelle traditionnellement la folie, il voudrait rappeler \u00e0 la fois une part de l&rsquo;exp\u00e9rience religieuse chr\u00e9tienne qui prend sa source dans le&nbsp;\u201c scandale de la croix&nbsp;\u201d, et dans l&rsquo;objet de ce scandale pr\u00e9cis\u00e9ment en quoi le Christianisme s&rsquo;est aussi fond\u00e9.<\/p>\n<p>Je ne puis terminer cet Editorial sans \u00e9voquer la figure de celui qui nous a quitt\u00e9 le 23 avril dernier, le P\u00e8re Paul Beauchamp sj. Il participa pendant plusieurs ann\u00e9es au Conseil de r\u00e9daction des RSR et assura de nombreux Bulletins d&rsquo;Ancien Testament. Ex\u00e9g\u00e8te original, acceptant d&rsquo;\u00eatre reconnu, ainsi qu&rsquo;il me le dit quelques semaines avant sa mort, dans une&nbsp;\u201c m\u00e9taex\u00e9g\u00e8se&nbsp;\u201d, il fut un ma\u00eetre autant qu&rsquo;un \u00e9veilleur d&rsquo;id\u00e9es. Plus que d&rsquo;une prodigieuse culture, il fut d&rsquo;une prodigieuse intelligence de la culture. Ayant appris et pratiqu\u00e9 le chinois en Chine, et ne l&rsquo;ayant jamais oubli\u00e9, il ne cessait de s&rsquo;int\u00e9resser comme de s&rsquo;interroger sur ce v\u00e9ritable continent. Sensible \u00e0 la culture germanique dont il \u00e9tait capable d&rsquo;appr\u00e9cier aussi bien l&rsquo;art baroque que la peinture expressionniste, il n&rsquo;excluait pas davantage de ses go\u00fbts et int\u00e9r\u00eats un Shakespeare sur lequel nous \u00e9tions quelques-uns \u00e0 l&rsquo;encourager \u00e0 \u00e9crire, au risque de lui provoquer un souriant agacement. Capable d&rsquo;appr\u00e9cier non sans humour un po\u00e8te comme Andr\u00e9 Ch\u00e9nier, il \u00e9tait pr\u00eat \u00e0 d\u00e9couvrir aussi bien Malrieu que Pierre-Jean Jouve. Reste son \u0153uvre \u00e0 laquelle une \u00e9criture parfois difficile ne fera que rendre plus urgente l&rsquo;attention qui permettra d&rsquo;en d\u00e9couvrir les richesses encore insoup\u00e7onn\u00e9es.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;intitul\u00e9 du dossier qu&rsquo;offre ce num\u00e9ro des RSR para\u00eet relever d&rsquo;abord de la banalit\u00e9. Comme \u00e9criture pr\u00e9cis\u00e9ment, la Bible n&rsquo;est-elle pas \u00e0 l&rsquo;\u00e9vidence litt\u00e9rature, m\u00eame si, selon diverses motivations, on la place d&rsquo;abord sous le signe de l&rsquo;oralit\u00e9&nbsp;? Livres et genres litt\u00e9raires dans leur diversit\u00e9 disent pourtant et largement que la Bible est bien une litt\u00e9rature, celle d&rsquo;un peuple et d&rsquo;une religion qui, dans leur particularit\u00e9, peuvent s&rsquo;inscrire, soit historiquement soit esth\u00e9tiquement, dans le patrimoine de l&rsquo;humanit\u00e9. Mais la Bible est surtout re\u00e7ue comme un livre&nbsp;\u201c sacr\u00e9&nbsp;\u201d qui, \u00e0 ce titre, r\u00e9pond d&rsquo;abord non \u00e0 l&rsquo;appel du plaisir ou du d\u00e9sir de culture, mais aux besoins et n\u00e9cessit\u00e9s d&rsquo;une foi religieuse, qu&rsquo;elle soit juive ou chr\u00e9tienne. 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